Lady Oscar - André
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 Pardon et frustration

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AuteurMessage
Marina Grandier-Jarjayes
Lieutenant de Girodelle
Lieutenant de Girodelle
Marina Grandier-Jarjayes

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Pardon et frustration Empty
MessageSujet: Pardon et frustration   Pardon et frustration EmptyVen 15 Mai 2020 - 16:38

Disclaimer : Lady Oscar est l'oeuvre de Riyoko Ikeda, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.


Résumé : Rosalie s'en veut de ne pas arriver à pardonner ses fautes à une morte. 


Note de l'auteur : Ceci est une réponse à la foire aux prompts de Bibliothèque de Fictions, une foire mise en place pour occuper les auteurs pendant le confinement. Dans les commentaires, les gens proposaient des prompts et on pouvait piocher dedans. J'ai choisi le prompt : Ecrire sur un manga ou un anime.


Pardon et frustration

La  nouvelle de la mort de Madame de Polignac arrive en France vers la toute fin de l'année 1793. Sous peu, le pays se réjouit du décès de celle à qui on avait prêté des relations saphiques avec la chienne autrichienne. Bernard, lui, observe sa femme en silence, inquiet. Depuis l'annonce, Rosalie est silencieuse, taciturne, toujours aussi merveilleuse avec François mais une fois l'enfant loin d'elle, elle replonge dans son mutisme. Il n'est pas sans ignorer la vérité, Rosalie la lui a avouée: Julie de Polignac avait été Martine-Gabrielle de Gureille et, à ses quinze ans, elle eut une bâtarde du duc de Saint-Rémi. Cette bâtarde, c'est elle, et le Destin a été assez cruel pour que la Polignac tue accidentellement la mère de substitution à laquelle elle avait confié sa petite fille. Il se demande ce qu'il se passe dans sa tête, ce qui peut y valser, il veut partager son fardeau mais elle ne le laisse pas. Elle écoute les rumeurs: certains disent qu'elle est morte de chagrin après avoir perdu la reine en octobre dernier. D'autres évoquent une longue maladie. Enfin, certains évoquent l'un des grands maux de leur temps, la tuberculose.


- Rosalie... Lui dit-il un soir. Tu n'as pas à te retenir devant moi. Je sais l'inimitié que tu portais à Madame de Polignac mais elle était celle qui t'a mise au monde. Je ne jugerai jamais tes larmes.
- Je voudrais pleurer. Avoue-t-elle. Je voudrais pleurer pour mes pauvres frères, si jeunes encore, qui enterrent leur maman comme j'ai enterré la mienne il y a si longtemps. Ils sont innocents, ils n'ont pas choisi de naître de cette horrible femme. Mais je n'y arrive pas, Bernard. Loin de là. Et... je me fais peur.


Elle tremble légèrement, il s'approche et l'enlace.


- J'ai peur de devenir un monstre... Poursuit-elle. Parce qu'en fait, sa mort me réjouit! Quel être humain se réjouit du décès d'un autre? Mais c'est plus fort que moi. Je suis en paix avec moi-même. J'ai accepté mon passé tant et si bien que j'ai embrassé mon futur sans peur. Cependant, il y a une chose que je n'arrive pas à faire, que je n'arriverai jamais à faire.


Elle le regarde, ses yeux brillent.


- Je n'arriverai jamais à pardonner à Madame de Polignac.


Il lui embrasse le front.


- La mort de Maman était un accident, cela je le lui concède. Mais je ne lui pardonnerai jamais de ne pas être descendue de son carrosse. Je ne lui pardonnerai jamais d'avoir comploté contre Oscar. Je ne lui pardonnerai jamais d'avoir poussé Charlotte à la dernière extrémité. Je ne lui pardonnerai jamais d'avoir voulu m'utiliser en remplacement pour le fiancé de feue sa fille. Aussi, si je veux pleurer pour mes frères, je n'arrive pas à pleurer pour elle. Je suis même presque heureuse de la savoir partie ! Quel genre de monstre suis-je donc ?!


Elle pleure pour de bon. Il fait de son mieux pour la consoler.


- Tu sais... Lui confesse-t-il. Je n'ai jamais pardonné à mon père d'avoir abandonné ma mère. Et à sa mort, j'étais soulagé de savoir qu'il ne ferait plus souffrir d'autres femmes trop crédules. Toi, qui est l'incarnation parfaite de la gentillesse sur cette terre, si tu es un monstre pour ne pas pouvoir pardonner à une femme qui t'a fait tant de peine, que dire de moi ? Le pardon est certes divin mais encore faut-il que le repentant s'en montre digne. Elle ne l'a jamais fait alors que toi, ma douce, tu pardonnes tout le monde. Encore une preuve de ton grand cœur : tu as mal pour deux garçons que tu ne connais pas, juste parce qu'elle les a mis au monde. Elle ne méritait pas ton pardon. Tu as le droit de lui en vouloir. La mort n'efface pas les péchés. Tu n'es pas un monstre. Tu es humaine. Le meilleur être humain que je connaisse.


Il l'embrasse avec douceur, elle se détend.


Pour la première fois depuis deux semaines, Bernard voit enfin Rosalie sourire.


FIN

*** Lady Oscar Lady Oscar ***

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