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 Amour à Venise!

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Nicole
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MessageSujet: Amour à Venise!   Sam 14 Fév 2009 - 19:13

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Amour à Venise!
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Le masque noir avait encore fait parler de lui. Mais cette fois, le voleur-justicier a visé haut. C’est à Versailles, et plus précisément dans les appartements de Marie-Antoinette qu’il accomplit l’exploit de voler une broche d’un beau rubis ambré, sertie de petits diamants formant une délicate rosace brillante comme une étoile. La reine était dans tous ses états, non pas
à cause de la valeur du bijou, mais parce qu’il lui venait de sa mère. Elle convoqua le colonel Oscar pour lui confier la mission de capturer le masque noir.
L’enquête aboutit rapidement. Il fallait franchir la frontière pour se rendre en Italie, car le masque noir avait été repéré aux alentours de Venise. Ce dernier renseignement fourni par Girodelle, qui était du voyage, porta Oscar et André à limiter leurs recherches au pays des Doges…
Se retrouvant seuls, par un matin brumeux devant l’esplanade de la place St Marc, Oscar et André dévissaient à voix basse :

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 Nous voici à Venise. Il nous faudrait être vigilants et ouvrir l’oeil. As-tu la liste des bals et fêtes qui se dérouleront aux prochains jours, André ?
 Tiens, la voici, Oscar. Voilà également les coupons des invitations au bal costumé de la St Valentin, demain soir. C’est Monsieur de Girodelle qui nous les a procurés grâce à ses bonnes relations avec la marquise de Belmonté chez qui il soupe ce soir, répondit André avec un sourire en coin.
Oscar fulminait en pensant à Girodelle.
 Argh…ce Girodelle ! Il commence à m’énerver celui-là. Nous n’avions pas besoin de l’avoir tout le temps sur le dos !
 Oh oui, ma chère Oscar. J’aurai préféré également passer ces quelques jours seul avec toi… surtout que c’est la St Valentin, murmura André doucement, une lueur vive dans les yeux.
 Nous sommes en mission spéciale, André. Ne l’oublions pas, s’empressa de dire Oscar qui sentait ses joues rosir…
André poussa un long soupir et haussa les épaules d’un air résigné. Puis prenant des graines d’un sac en papier qu’il tenait à la main, il les lança aux pigeons éparpillés sur le large trottoir dallé. Oscar le regardait faire en biais. Elle hésitait sur l’attitude à prendre mais ne voulait pas s’avouer qu’elle partageait les désirs de son ami… Une impulsion soudaine la poussa cependant à se rapprocher de lui et lui saisir amicalement le bras.
 Moi aussi, lui dit-elle à l’oreille, j’aurai bien aimé rester seule avec toi, André !
Le visage d’André s’éclaira de joie devant cet élan imprévu.
 C’est vrai, Oscar ? Tu es sincère ?
 Oui, absolument.
 Ah, merci, Oscar. J’en suis très heureux !
Le temps sembla s’arrêter un instant où leurs prunelles se prirent et se pénétrèrent… Tout était dit. Oscar restait saisie devant le regard impérieux de son compagnon qui la privait de toute volonté… Ces merveilleux yeux couleur émeraude scintillaient comme des gemmes précieuses. D’une eau verte, profonde et limpide où brillaient mille étoiles resplendissantes, le regard d’André avait un ascendant sur ses facultés qu’il anéantissait, la plongeant dans un monde féerique de bonheur intense… Elle resta frémissante et dolente, suspendue à ce regard où elle lisait le désir... et n’en vibra que davantage.
André, conscient de son trouble, jubilait.
 Viens, Oscar. Ne perdons pas le temps. Allons vite louer des déguisements qui nous rendraient méconnaissables…
C’est ainsi que le lendemain soir, Oscar et André se rendirent au bal masqué, après avoir laissé un court billet d’excuse à Girodelle, prétextant un contretemps de dernière minute, les éloignant à l’autre bout de la ville. Nul n’aurait pu deviner la véritable identité du colonel Oscar de Jarjayes, dans la vision de la ravissante jeune demoiselle déguisée en domino rose, une perruque brune tombant en boucles légères autour de son visage, les yeux cachés par un loup de nacre, une mouche au coin de la bouche.
André de son côté avait fière allure sous son déguisement de domino noir, portant une longue perruque poudrée et un masque de bronze lui couvrant le visage.

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Une ambiance de carnaval régnait au somptueux Palais des Doges. Les gondoles illuminées n’avaient pas cessé d’effectuer un inlassable va-et-vient tout au long de la lagune du château pour y amener de nouveaux invités qui débarquaient joyeux et exubérants.
Le spectacle était unique. Oscar en était comme étourdie. Elle restait un peu en retraite pour observer la scène. La galerie des fêtes semblait saturée de monde. Oscar et André y avaient fait leur entrée, se présentant comme un couple de jeunes mariés qui célébraient la Saint Valentin en amoureux.

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 Tu sais, Oscar, nous avons l’air vraiment de jeunes époux très épris…lui dit André en la couvant des yeux.
 Ah…oui, comme c’est charmant !
 Tout à-fait, chère amie. Ne le sommes-nous pas vraiment, Oscar ?
 Comment, des époux ?! Toi et moi ?!!
 Non, des amoureux !!!
Oscar baissa les yeux, confuse. Son émotion était vive et elle se sentait toute drôle, ce soir. André avait de ces libertés qui la prenaient de court, lui ôtant toute capacité à raisonner clairement… C’était angoissant et grisant à la fois ! Elle souhaitait s’éloigner un peu pour se reprendre…mais André ne lui en laissa pas le temps. Il lui prit la main et l’entraîna au milieu de la salle de bal, parmi les couples qui se formaient pour danser un menuet.
Oscar s’abandonna au plaisir de virevolter et de tourner et sauter en une ronde enivrante pour finir encerclée par deux bras puissants qui la serraient tendrement, tandis qu’un regard doux et ardent plongeait hardiment dans ses yeux éblouis. Elle sentait son coeur palpiter sous une joie inconnue et sa pensée s’égarer. Plus rien n’existait hors de ce regard qui s’insinuait en elle et la faisait vibrer de tout son être…
La soirée s’avançait maintenant et la fête battait son plein. On avait tiré un magnifique feu d’artifice qui illuminait la place. Les nuages avaient fait place à un ciel limpide et figé. Un froid vif avait remplacé la pluie du matin, mais les nobles invités n’en avaient cure, voulant à tout prix profiter de cette nuit exceptionnelle de la Saint Valentin pour faire triompher leurs amours naissants…
A l’intérieur du palais, par contre, l’air devenait irrespirable. L’odeur des corps surchauffés par la danse mêlée aux lourds parfums faisait tourner la tête d’Oscar qui pâlissait. André s’empressa de la dégager de la foule et la prenant par la taille, l’aida à gagner un coin plus tranquille, vers un buffet où l’on servait du punch et des boissons rafraîchissantes. Oscar trempa avec délice ses lèvres dans une coupe de vin musqué.
 Alors cela va mieux, Oscar ? demanda André un peu inquiet.
Oscar hocha la tête et lui fit un clin d’oeil rassurant. Son émoi de le sentir auprès d’elle l’empêchait de parler et l’intensité des sentiments qu’elle découvrait à son encontre lui faisait craindre de se trahir. Elle devait se souvenir qu’elle avait une mission à accomplir et qu’elle n’était venue dans ce lieu enchanteur que pour ce but unique. Oscar dirigea son regard vers la foule amassée dans le grand salon et commença une discrète inspection. Les convives avaient grand air avec leurs costumes d’apparat et leurs masques farfelus. Impossible de distinguer leur identité ni d’avoir le moindre indice capable de la mettre sur la piste du masque noir. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin !
 Pourquoi n’irions-nous pas sur la terrasse pour avoir plus de fraîcheur, Oscar ? On étouffe ici, lui suggéra André qui s’éventait avec son mouchoir… Nous pourrions voir plus…
 Aaaah….au secours, mon collier de perles !!!
 Oooooh…. ma bague, au voleur !!!
 Et moi, Aaaah…c’est ma montre…. en or qui a disparu !!!
 Mon bracelet…. Oooooh, mon Dieu !!!
Des cris et des exclamations éclatèrent soudain un peu partout parmi les invités affolés. Oscar et André n’eurent que le temps de se précipiter pour entendre déjà le rire sarcastique du masque noir s’élever impressionnant, tandis qu’une ombre passait comme un éclair en fracassant une vitre donnant sur la terrasse… Le tumulte s’intensifia en un brouhaha cacophonique, mais Oscar et André ne s’occupèrent plus que de poursuivre le fugitif en dehors du palais. André couru vers la berge où étaient amarrées les barques, suivi beaucoup plus lentement par Oscar qui se dépêtrait dans ses jupes et pestait contre les hauts talons de ses escarpins de satin rose. Des hommes venaient également les rejoindre pour tenter une poursuite. Trop tard. Le masque noir avait disparu sans laisser de trace.

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 Il n’y a pas d’autre issue que le canal. Il a du s’échapper à bord d’une gondole et doit être loin à présent !
 Pas précisément, dit Oscar. On n’y voit pas clair dans tout ce noir. Il n’a peut-être pas su se diriger tout seul avec l’aviron. Il reste encore une chance de le rattraper !
 Tu as raison, Oscar. Vite embarquons dans…
Un remue-ménage se fit de nouveau entendre venant de l’intérieur. Le bruit d’une dispute alerta Oscar et André qui s’en retournèrent pour voir ce qui se passait. Un rassemblement s’était fait auprès du hall principal. Les carabiniers appelés en renfort venaient d’interpeller un énergumène suspect qui portait justement le même costume que le voleur. Ils le maintenaient d’une poigne solide et l’interrogeaient avec force gesticulations. Girodelle, car c’était lui, suant et hirsute, se débattait pour s’échapper mais les soldats resserraient leur étreinte. Rendu furieux, le Conte de Girodelle perdit toute contenance et se répandit en fortes invectives… En pure perte…
Oscar et André d’abord muets de surprise, finirent par pouffer de rire et s’esclaffer devant l’air tragi-comique de l’infortuné Gigi…
 C’est bien fait pour lui, dit Oscar qui se tenait les côtes. Quelle idée saugrenue de se déguiser en masque noir !
 Tant pis pour lui. Laissons-le se débrouiller à son aise pour se disculper et partons vite à la recherche du véritable masque noir !

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Arrivés devant le débarcadère, André aida Oscar à monter à bord d’une gondole et se mit à pagayer avec l’aviron aussi rapidement qu’il pouvait. La longue barque fila sur l’eau calme et s’éloigna rapidement du rivage. Pendant plus de trois heures, les jeunes gens fouillèrent toute la lagune, serpentant sur le lac parmi les édifices et les maisons sans rien trouver. Dépités, ils durent se rendre à l’évidence, le masque noir avait encore gagné !
André sorti du canal et gagna le large. Tout était de nouveau calme et silencieux. Il laissa la gondole se balancer lentement sur l’eau et vint s’asseoir aux côtés d’Oscar, sur les moelleux coussins brodés.

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 Il est dommage de ne pas profiter d’une promenade romantique en gondole à Venise. L’air est rempli de poésie ! Et l’astre d’argent fait miroiter l’eau en vagues ondulantes…
 En effet, c’est une nuit exceptionnelle où tout peut arriver, André !
 Oui, mon aimée, absolument tout… murmura André en se penchant sur sa compagne. Cette gondole nous emporte, toi et moi loin de toute cette agitation. Entends-tu, mon Oscar, les battements de mon cœur ?!
Il prit sa petite main frémissante et la posa sur sa poitrine. Oscar sentit son cœur fondre et un vertige s’empara d’elle. Une chaleur l’embrasa et elle se mit à trembler toute entière… Elle ferma les yeux…
Des lèvres chaudes se posèrent sur sa bouche. Le baiser d’André, tendre et caressant bouleversa la jeune fille qui s’accrocha à son compagnon en gémissant... L’amour, cette folie délicieuse, qui s’achève en anéantissement bienheureux d’où l’on émerge pour délirer encore les fit chavirer…
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Que serais-je sans toi…
Qui vînt à ma rencontre…
Que serais-je sans toi…
Qu’un cœur au bois dormant…


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L’éternelle chanson d’amour qui fit chanter, de tout temps, les poètes, accompagna leur hymen et la légère gondole flotta au gré de la brise, berçant les deux êtres qui venaient de se retrouver pour connaître le bonheur partagé, par la magie d’un soir de la Saint Valentin !

Fin
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