Lady Oscar - André

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 Déclaration

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ladynina
L'ombre de la rose.
L'ombre de la rose.


Féminin
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MessageSujet: Déclaration   Sam 30 Juin 2018 - 19:51

Elle s’était assise à la table devant la grande fenêtre du salon pour prendre un chocolat chaud, elle se remémorait les événements de la veille, l’attaque que son ami et elle-même avaient subie de la part des citoyens en colère à Paris. Regardant fixement sa tasse comme si elle pouvait contenir des réponses à ses multiples questions.

- Je sens mon cœur tourner au gré des évènements, tel une girouette au gré de la tempête.
Un long silence suivit ses réflexions, se rappelant alors ces paroles qu’elle avait adressées au suédois dans le but de l’inciter à sauver son ami du peuple :
- Laissez moi, vous ne comprenez donc pas que je l’aime, je l’aime.
Le compte de Fersen avait pris en considération ses sentiments, vaillamment, il avait fait diversion pour permettre à André de s’en sortir. Plongée dans ce souvenir, des bruits de pas familiers vinrent interrompre le flux de ses pensées.

- Oscar, j’ai pensé que tu aimerais apprendre la bonne nouvelle...
Au son de sa voix appelant son prénom, le cœur d’Oscar fit un bon dans sa poitrine, elle leva la tète et regarda attentivement son ami.
- ….Le compte de Fersen a pu échapper à la populace hier, il est rentré à Versailles saint et sauf.
- Des blessures ?
- Non, il n’a pas eu une égratignure.

Suite à cet échange, un étrange silence régna, André se sentant mal à l’aise et sachant que la colonelle et lui avait des relations de plus en plus distantes, il jugea bon de se retirer avant d’en recevoir l’ordre. Contre ses attentes, il fut arrêté par son amie.
- André, assied-toi veux-tu, je dois te parler.
Il s’exécuta alors doucement, mais craignant quelque peu la tournure de cette conversation, ils étaient déjà tellement éloignés.
- Je t’écoute…
- ....Voilà, je souhaite m’excuser auprès de toi, je suis désolée de t’avoir entraîné dans une telle situation hier…tu n’es pas noble, tu n’avais pas à subir cette vague de colère.
D’abord surpris puis soulagé, il s’attendri de la voir culpabiliser.
- Oh ce n’est pas ta faute voyons, tu ne pouvais pas prévoir l’attaque, et puis ça n’aurait pas été mieux si tu avais été seule dans ce carrosse subissant leur fureur.

Il se servit une tasse, puis se positionna face à la fenêtre, debout. Oscar le regarda de dos, elle ne put s’empêcher de constater les changements physiques de son ami depuis son entrée aux gardes françaises, les exercices l’avait beaucoup renforcé.
- André, il faut que tu saches…
- Hum.. ?
- Ces derniers temps, ta présence m’as manqué.

Ne s’attendant pas à de telles paroles, des paroles dites presque avec…tendresse ? André ouvrit grand son œil émeraude qui s’illumina de joie et de surprise, sans s’en apercevoir un large sourire se dessina sur ses lèvres.
- Vraiment ?
- Oui, vraiment.
Un long échange de regards tendres et complices s’installa entre eux, comme il y en avait plus eu depuis bien longtemps. André pensa profiter de ce moment, de cette ouverture pour essayer de restituer leur ancienne amitié telle qu’elle était autrefois. Après avoir hésité un instant, il se dit qu’il valait mieux essayer maintenant que de regretter plus tard de s’être tu.

- Oscar, les temps changent et les routes ne sont plus sures, permet-moi de t’accompagner et de reprendre ma place auprès de toi comme autrefois, je me ferai discret et tu ne remarqueras même pas ma présence, de plus tu auras un renfort en cas de nouvelle attaque.
Oscar sourit de plus belle, André avait toujours su anticiper ses besoins, elle voulait lui demander la même chose, mais ça n’aurait fait que pointer sa faiblesse car c’était elle qui l’avait renvoyé, mais comme à chaque fois, André lui facilitait la tache. Il était accroché aux lèvres d’Oscar attendant sa réponse.
- Je n’osais pas te le demander André, mais j’apprécierai énormément.
- C’est vrai ?
- oui, absolument.
Une seconde fois, le visage d’André s’éclairait d’un grand sourire, Oscar ne put à ce moment se retenir de s’étonner d’être à l’origine d’une telle joie chez son ami alors qu’elle n'offrait pas grand-chose, si ce n’est l’opportunité d’être à nouveau des amis, mais cela semblait lui suffire à lui, et il semblait presque ne pas y croire. Elle était désormais certaine de ce qu’elle éprouvait à son égare et ne se contenterait plus de cette amitié à présent, il méritait d’etre aimé, il méritait d’etre comblé.
- André ?
- Oui Oscar ?
- Te souviens-tu du jour ou tu as pleuré devant moi ?
- Oohh Oscar, tu ne vas pas me charrier avec cette histoire comme tu le faisais pendant notre enfance ! je n’étais qu’un enfant de cinq ans et c’était à la suite du décès de mes parents.
- Oui, c’est exact, et depuis ce jour…je ne t’ai plus jamais entendu te plaindre, lors des moments de tristesse, quand les choses n’allaient pas comme le jour ou le roi a failli ordonner ton exécution ou encore le jour ou tu as perdu ton œil, tu te contentais simplement d’afficher un faible sourire avant de baisser les yeux et de te retirer.
- ……………………………………………………………………………
- Mais, plus rarement, il y avait des jours heureux ou ton sourire était franc, ou ton regard s’illuminait. un sourire comme celui que tu affiches maintenant. Oscar se leva à son tour pour rejoindre son ami près de la grande fenêtre sans pour autant le regarder dans les yeux.
- André, j’ai l’impression que la balle est dans mon camp et que j’ai toutes les cartes en main. Quelque part en moi, inconsciemment, je savais que pour faire apparaître ton sourire, il me suffisait d’un mot...d’un mot ou d’un geste.
Elle se tourna alors vers lui, et toucha doucement des bout des doigts la main de son ami dérouté et confus par ses paroles.

- Je sais que je t’ai demandé de t’éloigner, mais tu es resté et tu m’as protégé constamment, parfois contre moi-même. Hier, lors de l’attaque, j’ai eu si peur de te perdre, André, j’ai simplement réalisé que nous ne nous sommes jamais quitté depuis notre enfance, et une vie sans toi m’est totalement inconcevable, tu comprends? …alors, je voudrais que tu me fasses une promesse s’il te plait– dit elle en prenant ses deux mains dans les siennes et en lui faisant face cette fois –
- …………………………………………………………………….
- Promet moi que quoi qu’il arrive, peu importe si je te demande de partir ou si je te l’ordonne, promet moi que tu seras toujours à mes cotés, donne moi ta parole que tu seras toujours l’ombre qui veille sur mes pas.

André surpris de son geste et de ses paroles mit du temps pour réaliser qu’il ne rêvait pas, il était si rare pour Oscar d’exprimer ses sentiments, d’avoir un geste tendre, qu’il avait du mal à croire ses yeux et ses oreilles. Il serra ses mains dans les siennes et plongea son regard dans les yeux de la colonelle avant de lui répondre.
- Je te le promets Oscar, je te le jure. J’en suis si heureux, si tu savais.
Pour un moment, ils restèrent ainsi, les mains jointes, se regardant dans les yeux, et souriant l’un à l’autre, doucement, tendrement. Oscar remonta les mains de son ami et les rapprocha de sa bouche avant d’y déposer un doux baiser, puis releva doucement la tête pour croiser son regard. André agréablement surpris et ne sachant interpréter cette marque d'affection, hésita un instant avant d’oser écarter une mèche de cheveux de sa belle, de caresser doucement sa joue, puis de faire de même sur le front de la colonelle. Oscar sentait qu’il se retenait de lui parler franchement, sans doute de peur de sa réaction, elle décida de l’encourager car elle était fin prête à accepter son amour et à le lui rendre.
- André ?
- Oui ?
- Tu peux me parler librement tu sais.
- …………………………………………………………………………
Un silence s’établit avant que le jeune homme ne prenne la parole.
- Je t’aime tant, si tu savais comme cette proximité me rend heureux, si tu savais comme tu m’as manqué, Oscar.
- Je le sais.
- Oscar…ouvre moi ton cœur, laisse tout cet amour que je te porte s’exprimer, laisse moi prendre soin de toi et atténuer les tourments que tu endures pour Fersen.
Oscar sourit faiblement, son ami pensait vraisemblablement que ses sentiments envers le compte étaient toujours d’actualité.
- Tu peu me croire André, je n’ai aucun tourment pour monsieur de Fersen, mais j’ai un bien autre souci tu sais.
A ces mots, André fut submergé par un sentiment de soulagement et de joie, et par une sensation de curiosité. Il osa, oui il osa même espérer que pour peut être, peut être…
- Dis-moi de quel souci il s'agit.
- Il s’agit de toi André.
- Comment ça de moi?
- Tu ne devines pas ? vraiment ?
- Je ne veux pas me bercer d’illusions ni de faux espoirs tu sais.
Elle baissa les yeux et continua de l’écouter attentivement.
- Oscar, je peux te l’avouer aujourd’hui, tu as toujours été ma raison de vivre et ma lumière, tu es l’amour de ma vie, si tu juge que je dépasse mes limites alors, nous oublierons cette conversation, comme nous avons su faire abstraction de ma première révélation, mais…mais si tu ressens quelque chose pour moi, dis le moi je t’en prie, je veux tellement l’entendre de ta part.

Oscar releva les yeux, le regarda intensément, il soutint son regard et coupa son souffle attendant une réponse qui ferait de cet instant le moment le plus heureux ou le plus malheureux de sa vie. Oscar se décida enfin à rompre écourter son attente et son agonie.
- Je t’aime André et je regrette tellement ce temps perdu par ma faute…
Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’elle se trouvait relevé du sol, dans les bras rassurant d’un André enfouissant sa tète dans sa nuque et sa chevelure blonde. Des larmes furent versées avant que ses pieds ne touche de nouveau le plancher.
- Je t’aime tant, mon amour, on ne peut être séparés, je le savais, au plus profond de moi, je le savais, nous sommes créés pour être ensemble Oscar.
Elle sourit en pensant que ce mot lui allait bien – mon amour- c’est la première fois qu’on l’appelait ainsi.
- André ?
- Dis-moi mon amour
- Tu m’emmèneras à Arras comme autrefois ?
- Oui, et ou bon te semblera Oscar
A la suite de la déclaration de la colonelle, un baiser fut échangé, puis une nuit parmi tant d’autres fut partagée, André avait tenu parole, Oscar et lui allèrent à Arras à plusieurs reprises, ils prirent une semaine de vacances en Normandie ou leur amour s’épanouit plus que jamais, de retour au château familial, ils se voyaient discrètement, vivant leur amour en secret et André sut que son attente en valait largement la peine.

Le fil des jours passait tranquillement et quelques moi plus tard eurent lieu les états généraux, le serment du jeu de paume et le début de la révolution s’annonça. A Paris, Les régiments affluaient et le roi donna l’ordre aux gardes françaises de les rejoindre dans le but de disperser les foules et de réprimer les troubles.
Oscar et André choisirent de se battre contre la monarchie pour construire un monde nouveau dans lequel leur amour serait vécu au grand jour. Le soir du 13 juillet 1789 André succomba à une blessure par balle en protégeant Oscar comme il l’avait toujours fait, il était mort mais il avait cependant vécu le bonheur de son amour et il avait tenu parole car il était resté auprès d’Oscar jusqu’à la fin.
À l’aube du 14 juillet 1789 Oscar rejoint son amour dans l’au-delà, fusillée à son tour lors de la prise de la bastille.
Ils avaient payé de leurs vies leur attachement aux idées nouvelles, mais André avait eu raison, ils étaient destinés à être ensemble pour toujours, à la vie, à la mort.

FIN
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