Lady Oscar - André

Forum Lady Oscar - La Rose de Versailles - Versailles no Bara - Berusaiyu no Bara - The Rose of Versailles - ベルサイユのばら
 
AccueilPortailCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 "Incertitudes" par Axelle de Fersen

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nicole
Administrateur
avatar

Féminin Nombre de messages : 1912
Age : 34
Date d'inscription : 31/08/2005

MessageSujet: "Incertitudes" par Axelle de Fersen   Jeu 7 Déc 2017 - 10:56

"Incertitudes"



par Axelle de Fersen



Le soir du 13 juillet. Il faisait nuit noire. Les nuages s’amoncelaient et annonçaient une averse généreuse. Les survivants de la Garde française prenaient du repos dans l’attente des évènements du lendemain. Ils avaient toujours à l’esprit leurs camarades morts durant la journée pour que triomphe la liberté. Oscar se tenait à l' écart, assise sur les marches de l’escalier d’une chapelle. Elle était lasse et amère du gâchis de toutes ces vies humaines. Quelques gouttes tombaient timidement. Elle avait froid, mais ne s’en inquiétait guère. Un autre s’en soucia pour elle. Perdue dans ses pensées, elle sursauta quand une main chaleureuse et aimante se posa sur son épaule.

-Tu ne devrais pas rester ici, tu vas attraper froid. Il va pleuvoir d’une minute à l’autre.

Elle se retourna et son visage s’illumina. André s’assit à côté d’elle. Il passa ses bras autour d’elle pour la réchauffer.

-Maintenant que tu es là, ce n’est plus un problème.

-Nous allons-nous mettre à l' abri et prendre un peu de repos. La situation ne va pas s’arranger, nous avons quasiment déclaré la guerre au pouvoir royal. La journée de demain risque d’être mouvementée.

-Tu as raison. J’ai demandé à Rosalie et Bernard de trouver un endroit sûr pour que tu sois en sécurité, en attendant que les choses se calment. Et nous ne sommes pas près d’en voir la fin.

-Il est absolument hors de question que je te laisse affronter toutes ces troupes seule !

-Tu crois ça ? Comment comptes-tu me protéger ? Tu es aveugle, tu as plus de risques d’être blessé que n' importe lequel d' entre nous. Et je ne serai pas seule. Mes soldats sont là pour me prêter main forte.

-Je ne pourrai pas rester les bras croisés pendant que tu risques ta vie. Je t’accompagnerai, que cela te plaise ou non.

-Enlève-toi cette idée de la tête, tu ne viendras pas avec moi. Dis-moi ce que je deviendrai si tu es tué. Sois lucide, la seule chose que tu peux faire pour m’aider est de te mettre à l' abri et d’y rester. J’ai besoin de toi, maintenant plus que jamais. D' autant plus qu’un avenir heureux nous attend désormais, alors je t’en prie...

Elle s’interrompit, prise d’une soudaine quinte de toux, qu’elle parvint à réprimer. André ne fut pas dupe.

-Je ne resterai à l' abri que si tu viens avec moi. Ta santé est gravement atteinte, tu dois te reposer. Il faut que tu survives, pour moi. Tu n’es plus en mesure de poursuivre le combat, au même titre que moi. Demain, nous quitterons Paris. Nous rentrerons chez nous, je t’aiderai à te soigner. Je n’accepte pas que tes jours soient comptés. Il y a forcément un moyen de te guérir, il le faut !

-Mon André, tu dois commencer à envisager...

-La seule chose que je veux envisager, c’est notre mariage. Tu n'as pas le droit de me laisser, pas maintenant, pas quand il nous reste tant de choses merveilleuses à vivre ! Vivre, tu entends, il le faut !

André peinait à retenir ses larmes, cela se sentait dans sa voix. Oscar se tut quelques minutes. Puis elle reprit :

-Notre mariage..., dit-elle songeusement. Tellement de bonheur... En ces temps, rien n’est plus incertain que l’avenir, en particulier le nôtre. Regarde-nous : depuis notre enfance, nous sommes inséparables, nous avons traversé tant d’épreuves, risqué nos vies un nombre incalculable de fois, affronté des situations complexes et délicates, nous avons connu le pire comme le meilleur. Et à présent, tu es aveugle, et je suis mourante.

-Ta santé est mal en point, mais tu n’es pas mourante.

-Ordinairement, tu vois la réalité en face; mais pour une fois, c’est toi qui te voiles la face. C’est une épreuve que je ne surmonterai pas cette fois-ci.

-C' est justement parce que je suis aveugle que j’ai besoin de toi. Et pas seulement parce que je ne vois plus. Comment puis-je vivre sans toi ?

-Et sans toi, ma vie ne veut plus rien dire. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est que je vais t’abandonner dans ce monde gangréné par ces troubles. Le peuple est déterminé à ne plus se laisser écraser par le roi. Aujourd'hui, nous avons eu un aperçu de ce qui va se passer dans les jours à venir. Je pense à tous nos camarades qui n’ont pas survécu. Je tremble à l’idée que tu aurais pu être du nombre. Si tu avais reçu une balle perdue...

-Quand on voit ce qui nous guette, c’est une raison supplémentaire pour fuir. Je veux combattre avec le peuple pour la liberté et contre la tyrannie. Je suis prêt à sacrifier ma vie pour cela. Mais ce que je veux par-dessus tout, c’est vivre à tes côtés. En restant à Paris, nous prenons le risque de ne rien connaître de ce bonheur. Il est à portée de main, ne laissons pas passer cette chance.

-C' est très tentant que cette perspective de vivre avec toi jusqu' à la fin de mes jours; mes soldats comptent sur moi, ainsi que le peuple, ils ont tous besoin de moi. Et pourtant, même si je veux contribuer à la lutte pour plus de justice, je suis lasse de cette guerre, de tous ces morts... mes soldats qui ne sont plus avec nous... Il m’arrive de vouloir tout abandonner et de partir loin de ce malheur, de cette misère, de ce monde qui devient fou... Même si je rêve d’un monde où plus personne ne mourrait de faim ou de froid, un monde dans lequel je n’aurais pas peur de te laisser. Parfois, je suis certaine de ce que je veux; parfois, je ne suis plus sûre de rien... Il m’arrive même de me demander si ce que je fais sert à quelque chose, si tout ça a seulement un sens. Toutes ces morts étaient-ils donc nécessaires pour que le peuple obtienne enfin ses droits naturels de liberté et d’égalité ? Pourquoi n’y a t-il jamais rien de simple ?

André ne répondit rien; il la serra plus contre lui. Oscar laissa retomber sa tête sur son épaule. Elle lui semblait si lourde... La présence de son compagnon lui procurait un tel réconfort !

-Tu n’as qu’un mot à dire, Oscar, reprit-il avec douceur. Un seul mot, et nous rentrons chez nous. Il nous suffit de tendre la main pour saisir l’occasion d’être heureux. En demeurant ici, nos chances sont bien minces. Tu l’as dit, avec ce qui se passe, nous ne pouvons plus être sûrs de rien. C’est si simple...

-C' est si simple... Ça paraît tellement plus simple avec toi. Je suis fatiguée de cette guerre, de cette violence, de cette haine... Il reste tant à faire, mais je passerais à côté de notre avenir pour ça ? Je lâcherais tous ceux qui portent leurs espoirs et leur confiance en moi pour connaître un peu de tranquillité qui m’a fait si souvent défaut dans ma vie... La seule paix que j’ai jamais connue, c’étaient tous les moments que j’ai passés avec toi...

-Justement, Oscar. Tu n’as pas cessé de te sacrifier pour les autres de toute ta vie. Oublie ton devoir et pense à toi. Tu le mérites, consacre-toi à ce qui fait ton bonheur... Réfléchis à cela, c’est simple.

Oscar allait lui répondre quand :

-Colonel !

Alain venait vers eux. Il avait revêtu une cape en prévision de la forte pluie.

-Pardonnez-moi de vous déranger, mais Bernard Châtelet vous réclame. Il vous attend dans la taverne.

-Bernard Châtelet ? Bien, merci, Alain. André, je te rejoindrai dès que j’aurai terminé avec lui. A tout à l’heure.

Oscar déposa un baiser sur la main d’André qui réchauffait les siennes; elles en avaient tant besoin... puis elle se leva, fit un signe à Alain et disparut dans l’ombre d' une ruelle.

Restés seuls, Alain vint rejoindre son camarade sur les marches de l’église.

-Tu es fatigué, n' est-ce pas ? La journée a été rude; va dormir un peu, tu en as bien besoin.

-J' ai l’impression d’entendre Oscar. Elle me disait exactement la même chose tout à l’heure.

-Elle a bien raison ! Tu vas avoir besoin de toutes tes forces pour affronter la journée de demain, elle promet d’être particulièrement chargée. Quand Bernard m’a fait appeler pour lui amener le Colonel, il m’avait l’air de préparer un grand projet. Je ne lui ai pas demandé ce qu’il avait en tête, mais ça m’a paru très important. J’ignore pourquoi, mais je sens que ce sera quelque chose de retentissant, et même de mémorable. J’ai le profond sentiment qu’on en parlera longtemps... Il est vraiment déterminé à aller au bout de son action, quelle qu’elle soit.

-Tel que je le connais, ce ne sera pas ennuyeux. Quand il décide d’agir, il n' y va pas de main morte, j' en sais quelque chose.

Alain ne répondit rien; il contemplait son ami songeusement.

-Tu as le même air que Bernard. Toi aussi, tu as une idée derrière la tête. Quelque chose me dit que cela n’a rien à voir avec la Révolution. En tout cas, pas de manière directe.

-Tu as deviné juste. J’envisage d’emmener Oscar loin de ces agitations; et ce que tu me dis m’inquiète et me conforte dans ma décision de partir. Il ne manque plus que son accord.

-Je te comprends, mais nous comptons sur elle. Nous avons absolument besoin d’elle.

-Je suis d' accord, sa participation est importante pour la défense de nos idées. Mais toi ?

-Moi ?

-Tu pourrais parfaitement la remplacer. Après tout, tu dirigeais officieusement la compagnie quand Oscar est arrivé à sa tête. Tu es en mesure de reprendre le flambeau, ça ne fait aucun doute.

-Certainement. Mais trop de choses sont en jeu, sa présence est indispensable.

-Ne peut-elle donc jamais penser un tant soit peu à elle ? N’a-t-elle pas le droit de mener sa vie comme quiconque ?

-Bien sûr que si, mais elle ne peut se payer un tel luxe par les temps qui courent. En plus, permets-moi de douter qu’elle en ait la possibilité avant un bon moment. Si Bernard l’a demandée, alors elle n’est pas près de prendre des vacances. Comme je te l’ai déjà dit, il a un plan en tête.

-Mais si ce n’est pas maintenant, alors quand ? Peux-tu me le dire ? Nos compagnons qui sont morts... J’ai toujours veillé sur Oscar, et je n’ai plus la capacité de le faire à présent. Elle a pris des risques toute sa vie, mais j’étais là. Maintenant que je ne peux plus la protéger, qui sait ce qui peut lui arriver ? Elle risque d’être tuée à tout moment. Quand pourrait-elle enfin être libre et tranquille, tu peux me le dire ?

André avait parlé d’une voix chargée d’exaspération.

-Tu te fais trop de soucis pour le Colonel, je t’assure. Elle est tout à fait capable de prendre soin d’elle-même. C’est une des personnes les plus dignes de connaître le bonheur. Mais nous avons beaucoup trop besoin de son concours. A moins d’une bonne raison, elle doit continuer à nous commander.

André réprima un sursaut. Avait-il le droit de lui révéler...

-Oscar ne sera plus capable d’assumer son rôle sous peu si elle poursuit à ce rythme.

-Comment cela ?

-Elle a la tuberculose.

Alain eut un violent sursaut sous l’effet de la surprise.

-Comment ? Tu es sûr de ce que tu avances ?

-C' est elle-même qui me l’a dit. Et elle a souvent eu des crises en ma présence. Elle doit se reposer loin de tout ça. Pour le moment, elle arrive à supporter la pression qui pèse sur ses épaules, mais son état va se dégrader rapidement si elle ne se ménage pas.

-Evidemment, ça change tout. Dans ces conditions...

-André ! Alain !

Tous deux se retournèrent, stupéfaits. Oscar était de retour.

-Colonel ! Alors, que voulait Bernard Châtelet ?

-Il a l' intention de prendre la Bastille dès que le jour sera levé.

-La Bastille ! , s’écrièrent-ils à l' unisson.

-Il m’a demandée de lui apporter mon soutien.

-Oscar, ce n’est pas sérieux ? Tu ne vas pas y aller ?

-Je ne lui ai pas donné de réponse, enfin, pas tout de suite. Je lui ai promis de lui faire part de ma décision à l’aurore.

-Et tu as une idée de ce que tu vas faire ?

-Non, pas la moindre. Je ne sais plus où j’en suis.

-Il va pourtant falloir choisir un parti, Colonel. C’est demain que tout se joue. Si nous réussissons, ce sera une éclatante victoire pour les opprimés; en revanche, je ne préfère pas songer à ce qui arrivera si nous échouons... La riposte du roi ne se fera pas attendre, et nous la sentirons passer.

-Croyez-vous que je n’en ai pas conscience, Alain ? Je suis à un tournant de ma vie et à un tournant de l’Histoire. Je devine qu’André vous a mis au courant de mon état de santé. S’il ne s’agissait que de cela... Mais la maladie en elle-même n’entre pas en ligne de compte.

-Au contraire, Oscar, c’est un facteur essentiel. Tu ne peux la négliger. Il faut prendre ta décision en fonction de tes ressources.

-D' un côté, le peuple compte sur mon appui, pour la défense des idées nouvelles et lutter contre la tyrannie; de l’autre, ma santé défaillante, la vie avec André...

Une violente quinte de toux interrompit brusquement sa réflexion; elle s’effondra sur le sol, un mouchoir en main, qui se teintait de sang à une vitesse fulgurante. André et Alain se précipitèrent sur elle. André la prit dans ses bras et la plaqua contre lui. Son uniforme se colora de quelques taches de sang. Alain prit la cape qu’il avait emmenée avec lui et la posa sur le dos du Colonel. Les quintes s’espacèrent, et finirent par disparaître tout à fait. André essuya le mince filet de sang qui coulait de la bouche de sa compagne.

-Ça va, ça va... , murmura-t-elle faiblement, d' une voix rauque, reprenant péniblement son souffle.

-Allez-vous allonger, Colonel.

-J' y vais, Alain. André ?

-Oui ?

-Tu viens avec moi ?

-Tu me poses cette question, à moi ?

-Effectivement, c’était inutile de te le demander. Avant, je voudrais ajouter quelque chose.

-Oui, mais vite. Vous devez impérativement vous reposer.

-Cette crise m’a éclairci les idées. Demain, cette journée sera encore pire que celle-ci. Il reste tant à faire pour la France, tant d’intérêts à défendre... Toute ma vie, je me suis dévouée aux autres. Je pourrais continuer à me battre pour ce en quoi André et moi, nous croyons. Mais au vu de ce qui se trame pour demain, j’ai pris la décision irrévocable de consacrer le peu de temps qui me reste à vivre à André, et à lui seul. Dorénavant, lui seul compte. Son bonheur et sa sécurité constituent mon unique préoccupation. Je sais qu’on attend beaucoup de moi. Mais André est encore plus important à mes yeux. Je ne vous demande pas de me comprendre, et je comprendrai que vous considériez cette décision comme une trahison envers vous, ma compagnie, et envers la Nation. Si les circonstances avaient été autres, sachez que je serais demeurée à mon poste. Je vous abandonne le commandement des Gardes françaises, Alain, vous avez déjà largement fait vos preuves quant à la question de savoir si vous êtes en mesure de l’assurer.

Alain ne répondit rien; André continuait de serrer Oscar dans ses bras, tentant de la réchauffer quelque peu.

-Vous ne trahissez pas, Colonel. Vous avez assez bataillé de toute votre vie. Ne vous sacrifiez plus, et profitez de votre bonheur avec André. Vous le méritez amplement tous les deux. Demain, la capitale ne sera plus qu’un immense champ de bataille, il vaut mieux que vous quittiez la ville le plus tôt possible. Faites-moi confiance, je saurai assurer votre remplacement. Ce fut un privilège et un honneur d’avoir servi sous vos ordres. Je vous demanderai seulement une faveur.

-Bien sûr. Laquelle ?

-C' est d’annoncer vous-même votre départ à la compagnie. Je suis certain qu’ils voudront vous rendre hommage.

-Je ne voyais pas les choses autrement. Je dois à mes soldats de leur présenter mes adieux avant de partir. Nous quitterons Paris à l’aurore. Nous allons revenir chez nous, au château.

André qui avait gardé le silence pendant tout ce temps s’exclama :

-Tu as pris la seule décision envisageable, Oscar. Je n’en attendais pas moins de toi.

-J' ignore combien de temps il me reste. Je sais seulement que je veux le passer avec ceux qui me sont chers. Je veux finir ma vie aux côtés de Père, Mère et Grand-mère. Mais surtout, je ne veux plus te quitter. C' est pourquoi je demanderai à Père de nous marier une fois de retour.

-Voyons, Oscar, tu tombes de fatigue, tu ne sais plus ce que tu dis. , répondit André qui ne contenait plus ses larmes de douleur à l’annonce de la mort prochaine de sa bien-aimée. Il faut vite te reposer, la route sera longue d' ici jusque chez nous, et très fatigante aussi. Dans quel état ne seras-tu pas au moment de nous marier ? Bon, ce n’est pas tout, je vais m’assurer que les chevaux seront prêts à reprendre la route demain.

Il partit en vitesse, sans laisser le temps à Oscar de répliquer, pour ne pas donner libre cours à ses sanglots. Il disparut presque comme un fantôme dans la nuit.

-André... , cria Oscar

-Non, ne vous donnez pas cette peine. Il a besoin de cette illusion pour tenir, ou le désespoir l’anéantirait à coup sûr. Il n’a pas le courage de voir la réalité en face.

-Mais il le faudra bien pourtant quand viendra le moment fatidique...

Oscar ne put retenir ses pleurs davantage. Des pleurs non à cause des souffrances et de la mort qui l’attendaient; elle ne s’en souciait nullement. Des pleurs parce qu’elle allait être séparée de son amour, elle allait l’abandonner dans ce monde qui perdait tous ses repères et sombrait dans la violence; des pleurs parce que son bonheur serait de courte durée, et qu’il aurait pu durer bien plus longtemps si elle avait eu le courage d’ouvrir les yeux plus tôt. Que d’années perdues. Mais le temps lui était compté. L’heure n’était plus aux regrets et aux spéculations.

-J' ai toujours fait face aux difficultés, ce n’est pas aujourd'hui que cela va changer. Je me battrai jusqu' au bout, pour André. La moindre seconde auprès de lui est un trésor plus précieux que tout. Qui sait ? Peut-être surmonterai-je cette épreuve comme je l’ai toujours fait jusqu' alors. Ce sera le plus grand combat de ma vie : vivre aussi longtemps que possible auprès de mon mari. Je ne peux me permettre d’échouer. Il le faut, pour André.

Sur ces mots, elle rendit la cape à Alain et partit à son tour rejoindre André. Elle s’évanouit de la même manière que son compagnon. Un présage ? Resté seul, Alain se fit cette petite réflexion à lui-même :

-Elle gagnerait son combat que je n’en serais pas autrement surpris. Elle a déjà accompli des choses inimaginables, plus rien venant d’elle ne pourrait m’étonner. Elle est parfaitement capable de triompher de sa maladie. Et je le leur souhaite. Ils ont tant souffert, ils ont droit de connaître le bonheur.

La pluie fine se transforma en une bonne averse. Alain partit se coucher, le jour qui se présenterait sous peu ne laisserait guère de répit. Tout comme les jours qui suivraient. Ainsi paraissait l’avenir, rempli d’incertitudes.


FIN.

*** Lady Oscar Lady Oscar ***


http://www.ladyoscar-andre.com
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ladyoscar-andre.com
 

"Incertitudes" par Axelle de Fersen

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» AXELLE RED
» Numeros de portables
» Les acteurs "recyclés" DANS LES SERIES AB
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lady Oscar - André :: Fanfictions Lady Oscar. :: Autant emporte le vent.... / Fics étrangères Lady Oscar :: Fics Lady Oscar tous public-