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 La pièce secrète de Chili

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Nicole
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MessageSujet: La pièce secrète de Chili   Dim 30 Nov 2014 - 20:45

La pièce secrète




(traduit de l'espagnol [Chili ])




A un endroit de la demeure des Jarjayes, il y avait une pièce mystérieuse, pleine d’antiquités précieuses appartenant à  une autre époque. Les draps de lin blanc couvraient de la poussière destructrice, comme des collines à  formes multiples créées par des nuages. Cette pièce n’était pas abandonnée, même si elle en avait l’air.
Tous les jours, elle était visitée par un garçon dont la curiosité était extrême. Personne ne savait qu’il rôdait par là, pas même sa grand-mère, qui de nombreuses fois, l’avait cherché dans tous les endroits possibles sans remarquer cette petite pièce, abandonnée aux yeux de ses propriétaires. Elle cherchait, cherchait, sans jamais le trouver, et quand ils se voyaient plus tard, elle lui donnait la punition habituelle, à  savoir qu’elle lui tirait les oreilles. Excepté pour cela, cette escapade à  son lieu secret en valait la peine.

La lumière traversait les baies vitrées, qui n’étaient pas ornées de rideaux. Ses rayons resplendissants baignaient les vitres, remplissant la pièce de couleurs joyeuses, appropriées pour les aventures du soir, faites de rêves caressés sur un futur lointain.

Il admirait ces reliques : des épées au fourreau d’argent, des toiles d’un arbre généalogique qui lui était inconnu, des statues de marbre représentant des anges sans ailes, aux corps d’hommes ou de femmes, des coffres remplis de jouets appartenant à  un prince passé… Il les traitait comme les joyaux qu’ils étaient, au point de ne plus ressembler à  un petit garçon espiègle.

Il ne les partageait avec personne. Même pas sa compagne de jeux, Oscar, qui ne voulait que s’entraîner à  l’épée et était fière de sa maîtrise de l’escrime. Elle était éduquée  à  travers les classes privées et spéciales de son père, le Général de Jarjayes. La petite fille lui était agréable, mais parfois il ne savait pas comment s’y prendre avec elle. Homme, femme ; garçon, fille… Ah !… il ne comprenait pas. D’après sa grand-mère, il devait l’appeler Mademoiselle Oscar. Il essayait … mais n’y arrivait pas. Quelque chose en lui, lui disait que selon lui, Oscar suffisait. De plus, comment l’appeler de cette façon si tout le monde s’y refusait ?

Un jour il eut sa réponse. Oscar lui dit de l’appeler seulement par son prénom, et de ne pas se soucier du reste. Le garçon, à  ce moment-là, sentit que le poids de la culpabilité l’abandonnait, et il se sentit léger, comme une plume portée par le vent. Pendant un moment, il pensa être dans sa pièce secrète,  son imagination vagabondait librement, sans les contraintes d’un protocole insipide pour un garçon de six ans, qui allait bientôt en avoir sept. Il se souvint de cet évènement et dit sans réfléchir :

« Demain, c’est mon anniversaire, je t’invite à  ma fête, lui dit-il.

- Une fête ? Vraiment ? Pourquoi ne me l’as-tu pas dit plus tôt ? répondit Oscar.

- Parce que c’est un secret. Ne le dis à  personne. »

Il mit sa petite main sur sa bouche et d’un doigt, fit le signe du silence. Amusé, il vit les yeux remplis d’étonnement d’Oscar. Ils étaient grand ouverts, comme des étoiles dans le ciel. Elle était jolie, une belle petite fille. Celui qui dirait le contraire serait fou. Le Général était fou de vouloir éduquer une fille si jolie comme un garçon. Il était fou, mais il devait le respecter, il était son maître et lui, son serviteur : un laquais.

Il avait une surprise, une fête privée. Il ne pouvait rivaliser avec l’insolente opulence qu’il avait vue à  la dernière fête d’anniversaire d’Oscar, quand elle avait eu six ans. Il y avait été un invité, mais non pas invité comme les autres, il se sentait comme un étranger. Il ne s’était pas senti  à sa place, et avait promptement disparu pour se mettre à  l’abri, loin de la foule d’enfants outrecuidants, des enfants nobles mais mal élevés comme Oscar……. Enfin, il avait pensé cela au début, à  présent il n’en était plus aussi sûr.

Il l’emmena, les yeux bandés, dans des couloirs lugubres. Il avait pris cette décision pour ne pas l’effrayer, ou pour garder le secret. En fait, il n’était pas sur de savoir pourquoi il lui avait bandé les yeux, il avait pensé que c’était une bonne idée et Oscar ne s’en formalisa pas, car elle était curieuse.

« André c’est encore loin ? lui demandait-elle tous les trois pas.

- Non, nous arrivons répondait-il.

La pièce resplendissait comme au premier jour, merveilleux, de sa découverte. Les draps de lin étaient étendus dans un coin, pliés maladroitement, en attendant de revenir à  leur poste.

André ferma la porte derrière lui et enleva le bandage des yeux d’Oscar. Surprise, elle vit tous ces trésors qui l’entouraient. Ses yeux glissèrent sur André, et elle continua à admirer tout autour d’elle, jusqu’à  arriver au milieu de la pièce, une petite table offrait un goûter pour deux.

« Grand-mère les a faits, lui dit-il en lui montrant les petits pains et un minuscule gâteau au chocolat. Est-ce que tu aimes le chocolat ? Continua-t-il en lui donnant son beau sourire.

- Oui, beaucoup. Tous ces objets sont tes cadeaux ? Je t’ai seulement apportai ceci. »

Elle sortit un mouchoir de sa poche. Ce n’était pas n’importe quel mouchoir. André prit cette douceur et cette brillance dans ses mains. Jusqu’à  présent, il l’avait seulement vu de loin. Fasciné, il le passa sur son visage. Il était tiède comme l’amour maternel.

«  Merci Oscar, c’est le plus beau cadeau du monde ».

Il ferma les yeux, enivrai de douceur.

Oscar sourit, et la pièce sembla éclipser les trésors. Les toiles multicolores n’étaient autres que des chiffons déteints. Les sculptures, blanches et bronzées, manquaient de halo divin. Les meubles aux reliefs somptueux, les coffres teintés d’or et les dessins semblables, présumaient une saleté doré sans vie. Tout manquait d’importance, à  part ce sourire et ce cadeau. Il ne se séparerait jamais de son mouchoir chaleureux, car il possédait ce doux sentiment des personnes aimées.

Assis à  la table, il profita de sa compagnie. La splendeur de la pièce secrète succomba à  la vision et à  la chaleur de sa nouvelle amie.

- 26 août 1761 -


FIN

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